Témoignages

Témoignages

Regardez cette femme au sourire jovial et au caractère bien trempé. Elle nous observe : elle est peintre…

Les personnages de Catherine Jonville sont toujours en mouvement. L’ombre les accompagne. La couleur est puissante. Les figures se situent dans l’espace, un espace urbain. Nous sommes cet espace.

Catherine nous invite à pénétrer son univers spatial. Son univers n’est pas abstrait mais « figurale » au sens où l’entendait Gilles Deleuze.

Regardez bien chaque tableau, nous sommes dans la troisième dimension. Le sujet est bien là, il nous transporte et son talent aussi.

Catherine est certainement une nouvelle spécialiste du contre-jour. Elle irradie les têtes, les épaules, les bras et les jambes de ses personnages afin de sacraliser leurs vies et ainsi nous pouvons facilement nous projeter dans ses ombres et ses lieux aussi énigmatiques que familiers.

Chacun s’y retrouve, devient les protagonistes de ces scènes de vies, et ainsi s’évade de son quotidien. Ce linceul lumineux transforme l’ordinaire d’hommes et de femmes pour leur révéler une nouvelle vie plus riche, plus douce et plus facile à vivre. 

Elle nous sauve de notre spleen et redonne un nouveau plaisir de vivre et éclaire nos espoirs avec une grande générosité.

Le contraste, voire la lutte entre la lumière et l’ombre, le clair et le sombre, le jour et le contre-jour, en a secoué plus d’un, parmi les peintres qui tentent de prendre part à ce combat et d’en tirer quelque chose, une autre lumière peut-être, qui viendrait d’ailleurs, de si loin ou de si près nous éclairer, nous redonner quelque chose de primordial et en même temps d’ordinaire, qui nous fasse sentir l’apparition comme essentielle, le dévoilement ou l’autre vue de ce qui est trop montré, qui se cache derrière l’apparence. Chacun rêve de nous apporter un peu de lumière d’être sans laquelle tout éclairage est banal.

Dans cet entre-deux lumineux, les couleurs se déploient jusqu’au vertige et les plus grands y ont cherché la force créatrice, la vibration des longueurs d’onde qui rapprochent et qui éloignent, le rayonnement porté par les contrastes et les complicités. Comment capter tout cela et s’en servir sans se tromper, et sans y être précipité, sans en être ébloui ou aveuglé ? C’est le défi que tous ont à relever.

Et c’est là que Catherine Jonville veut prendre place, c’est de cette lutte jour contre jour qu’elle a fait son quotidien et elle la mène dans ses Résonances urbaines où les formes tendues par le contraste se maintiennent entre le jour et le contre-jour. Ces corps révèlent la lumière en y résistant ; parfois celle qui les frappe couche leur ombre sur la toile mais leur corps tient bon, porté par l’ombre au sol et adossé à la lumière qui l’inonde.

Souvent, ne reste de ces corps que les contours lumineux, chacun alors a deux ombres : celle qu’il incarne et celle qu’il projette, elle-même enveloppée de lumière. L’artiste est captivée par la lumière qui enveloppe nos corps et nos ombres. Et quand nos ombres perdent l’enveloppe lumineuse, on a une ombre au second degré, non apprivoisée, qui indique sans doute d’autres frayeurs. Voilà de quoi faire énigme. 

Bernard Bois – Artetcommunication’s Blog

Là où les mots font défaut ou sont trompeurs, les pinceaux et les couleurs donnent vie et forme pour nous transporter directement dans le vif du sujet de ce que nous sommes.

La source d’inspiration principale c’est notre indomptable vie.

L’intensité des ombres, des lumières, des couleurs sont habilement mis en évidence. Elle se capte en un seul regard et on ne peut rester indifférent.

Tous les sujets sont prétextes à cette expérimentation.

« Lumières dans la nuit » à la cave Galerie (Presses Valeurs Actuelles du 7 Juillet 2016

Rêveur. Art Pictural, art viticole : à la    cave Galerie, la contemplation du beau s’accompagne d’une agréable dégustation de vin. Et c’est un verre à la main que l’on se tourne vers les étonnantes perspectives de Catherine Jonville. Palette profonde (Lumières dans la nuit), touche vibrante, vigueur des effets contrastés : on se laisse saisir par ses personnages qui s’évanouissent sous les coulées évanescentes, ces panoramas urbains où scintillent des lumières des demeures lacustres (Reflets dans la nuit). Et par-delà le brouhaha des rues, on se surprend à rêver…. L.C Paris XVe, jusqu’au 23 Juillet

Temps qui passe, ombre qui s’enflamme, passage qui s’éternise sur une toile, les peintures de Catherine méritent le temps qu’on y consacre pour s’y découvrir sans artifice.